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« A force de sacrifier l’essentiel à l’urgence, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel. »

Edgar Morin (Philosophe et Sociologue)

L’État doit-il financer l’équipement des écoles primaires en tablettes numériques, tableaux blancs interactifs et réseaux sans fil alors que la plus-value pédagogique de l’enseignement par le numérique n’est aucunement démontrée ?

Que dire du coût économique et écologique, et des atteintes à la santé des enfants ?

Nous demandons donc un moratoire
sur la formation par le numérique à l’école primaire.

Se pose encore les questions de l’intégrité numérique, de la sécurité des données, de l’intrusion d’acteurs économiques privés dans la sphère éducative. L’État doit-il par exemple utiliser les deniers publics pour acheter des services de plateformes d’échange, courriel et logiciels divers, de Microsoft, ou de Google, comme c’est déjà le cas dans le secondaire I et II avec « Classroom », alors que l’on connaît les objectifs de récolte massive de données visés par ces grands groupes ?

La numérisation de l’école (primaire) est une question qui mérite réflexion et précaution, qui doit être discutée et pensée à un niveau politique et sociétal. L’urgence est piètre conseillère. Une analyse méticuleuse doit être réalisée afin que les décisions soient prises de manière éclairée.

Pourquoi un moratoire sur la formation PAR le numérique en école primaire? 

Le groupement RUNE – Réfléchissons à l’Usage du Numérique et des Ecrans estime que l’intrusion du numérique dans les écoles primaire ne peut se faire sans véritable recul, débat ni réflexion, en prenant en considération plusieurs éléments problématiques: